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Agenda de Georges Pompidou Premier ministre
Mai 1968, semaine du 20 au 26 mai


Semaine réalisée à partir de l'agenda tenu par la secrétaire de Georges Pompidou Madeleine Négrel.


H/J

Lundi 20 Mardi 21 Mercredi 22 Jeudi 23 Vendredi 24 Samedi 25 Dimanche 26
9         -30 Michel Debré, Jean-Marcel Jeanneney, Jacques Chirac - 30 FNSEA  
10 - 30 Georges Gorse - 15 Georges Gorse
- 30 Réunion ordre public
Assemblée nationale   - 30 Réunion maintien de l'ordre - 30 Réunion maintien de l'ordre  
11 Réunion de l'ordre   - 30 Michel Debré (budget) peut-être impôts sur le revenu    
12 CM (amnistie) Vers 12, RI ? - 15 Elysée
13 Roi Hussein (ici)      
14        
15 - 30 Joseph Fontanet   Assemblée nationale    
16   Assemblée nationale, séance motion de censure    
17            
18            
19     FNSEA
- 30 Pierre Esteva, Jean-René Bernard
     
20 - 45 Dîner ici            
21 Elysée            

 

     La semaine du 20 au 26 mai correspond à un moment où la crise bat son plein. En effet, on estime que le 20 mai le nombre de grévistes atteint 10 millions.
     Dans ce contexte très difficile, l'information est capitale. Georges Pompidou reçoit à deux reprises le ministre de l'Information, Georges Gorse.
     Toutefois, tant l'Élysée que Matignon affichent la ferme volonté de maintenir le programme des visites et entretiens avec des personnalités étrangères. Le lundi Georges Pompidou reçoit à Matignon le Roi Hussein de Jordanie.
     Il reçoit également Joseph Fontanet, leader centriste qui siège alors au groupe Progrès et démocratie moderne.
     Pendant les événements de mai, les questions de sécurité et d'ordre intérieur occupent une part importante de l'emploi du temps du Premier ministre. Les mardi, vendredi et samedi matin se tiennent ainsi des réunions consacrées au maintien de l'ordre public.
     Exceptionnellement, le conseil des ministres (CM) qui se tient habituellement le mercredi matin, se tient le mardi après-midi. La question de l'amnistie y est évoquée. C'est lors de ce Conseil des ministres que le Général aurait prononcé la formule : " La réforme oui ; la chienlit non ! "
     Dans l'après-midi du mardi 21 mai commence à l'Assemblée nationale la séance consacrée à la motion de censure. Celle-ci dure également toute la journée du mercredi. La motion de censure ne reçoit finalement que 233 voix sur les 244 nécessaires pour son adoption.
Le mercredi vers midi, l'agenda annonce une réunion de Georges Pompidou avec les R.I., il s'agit très vraisemblablement des Républicains indépendants.
     La F.N.S.E.A. est reçue à deux reprises, le mercredi soir et le vendredi. Elle envoie des observateurs lors des négociations de Grenelle.
     Le mercredi soir Georges Pompidou reçoit également Pierre Esteva et Jean-René Bernard. Jean-René Bernard est alors conseiller technique au cabinet du Premier ministre et secrétaire général du S.G.C.I.
     Le mercredi soir, le Premier ministre se rend à l'Élysée pour rendre compte de son action.
     L'agenda n'annonce rien pour le jeudi 23.
     Les négociations de Grenelle commencent le samedi 25 mai mais n'apparaissent pas sur l'agenda. La réunion du vendredi 24 au matin y est probablement consacrée puisqu'elle associe Jacques Chirac, Jean-Marcel Jeanneney et Michel Debré. Ce dernier n'a finalement pas été associé aux négociations avec les représentants syndicaux.
     Georges Pompidou reçoit de nouveau Michel Debré en fin de matinée vendredi pour évoquer semble-t-il la question des revenus et donc les conséquences macroéconomiques.
     C'est également ce 24 mai que le Général annonce son projet de référendum.
     Les affrontements continuent dans les rues.
     Le samedi après-midi les négociations de Grenelle commencent au ministère des Affaires sociales, rue de Grenelle. Georges Pompidou passe auparavant à l'Élysée.


     
 



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